Remerciements

À notre sens, une Thèse de Doctorat ne constitue pas seulement un document académique que l’on rédige à des fins d’obtention de diplôme, de grade. Plus qu’une rédaction de mots, paragraphes, chapitres, la Thèse se révèle être une partie de soi, des parties ; celle que l’on y a laissée, celle que l’on y a trouvée. Cette construction de Soi en tant que chercheur, en tant qu’individu doué de réflexion et réflexivité sur lui-même et le monde qui l’entoure, ne se réalise pas sans doutes, hésitations, tâtonnements, vacillations. Et pour nous tenir droit dans notre démarche, d’autres chercheurs et individus réflexifs, construits ou en construction, nous tiennent, nous guident, nous épaulent. C’est à ces personnes, pleines d’individualité, de créativité, et d’entrain dans la quête de la compréhension de ce monde complexe, que je souhaite ici rendre hommage.

 Mes premiers remerciements vont à la première concernée par mes pérégrinations, ma directrice de Thèse, Christine Develotte, qui a su faire preuve d’une ouverture d’esprit incomparable. Je lui suis profondément reconnaissante de m’avoir accompagnée et aiguillée non seulement pour construire ma recherche mais également pour me construire en tant que chercheure. Ce sont son écoute attentive, son intérêt démontré, son regard bienveillant et ses très précieux conseils qui m’ont amenée ici.

Je souhaite également exprimer ma gratitude envers les membres de mon jury – Ghislaine Chabert, Jacques Cosnier, Richard Kern, Véronique Traverso et Stéphane Vial – de m’avoir accordé leur temps et leur expertise pour lire et évaluer ce travail.

Richard Kern reçoit en outre mes remerciements pour avoir rendu possible la récolte des données de cette recherche. Je lui suis reconnaissante pour son concours et sa coopération toujours attentive.

Je remercie très sincèrement Isabel Colón de Carvajal qui a su me guider lorsque je me perdais et que je doutais du chemin à prendre. Elle m’a orientée dans ce parcours par sa présence rassurante, son soutien infaillible et ses relectures consciencieuses.

Je suis également reconnaissante envers les participants au séminaire IMPEC, dont notamment Christelle Combe Celik, Tatiana Codreanu, Jacques Cosnier, Morgane Domanchin, Laetitia Emerit, Dorothée Furnon, Shin-Tae Kang, Caroline Vincent, avec qui j’ai pu régulièrement partager mon travail de recherche qu’ils ont aidé à construire par leur attention et leurs remarques toujours enrichissantes.

Une pensée également pour les tout premiers universitaires à m’avoir donné le goût et l’envie de la Recherche, mes premiers enseignants de Sciences Du Langage, si passionnants et passionnés, Lotfi Abouda, Olivier Baude, Gabriel Bergougnioux, François Nemo, Jean-Louis Rougé et Emmanuel Schang. Quelles belles années auprès de cette équipe prodigieuse !

Je tiens maintenant à remercier ma famille de cœur. D’une part Fanny Figols, cette sœur que la vie m’a apportée en cours de route, cette camarade de mésaventures, cette maïeuticienne de la connaissance enfouie dans mon esprit. Merci pour ton implication, ton intelligence, ton exigence et ta sévérité sans lesquelles je n’aurai jamais pu écrire cette Thèse. D’autre part François Froment, ce pilier infaillible, ce conseiller salutaire, cette force tranquille, ce bienfaiteur providentiel, le seul qui a toujours su que cette Thèse verrait le jour bien avant que je ne le sache et chaque fois que j’en doutais. Je le soupçonne du reste d’en être le responsable. Du fond du cœur, merci. Il est des personnes, des personnes rares et précieuses, qui vous tirent vers le haut, toujours, toujours plus haut et qui ne vous laisseront jamais tomber sans vous relever. Et ces deux-là en sont.

Je souhaite témoigner ma profonde gratitude envers mon incroyable et merveilleuse famille. Mes fabuleux frères et sœurs, Faozi, Fatima, Nadia, Najiha, Abderrahim, Farida, vous m’avez tellement inspirée. Ces êtres audacieux et persévérants m’ont ouvert la voie des grandes études. Ils sont là pour moi depuis que j’ai vu le jour et chacun à sa manière m’accompagne et me soutient depuis ce jour.

Et je remercie très fort mes petits razmokets, Norah, Faris, Ilyas, Zacharya, Ismaël, Salim, Nawfel, Amine, Younes, pour m’avoir apporté de la lumière, de la légèreté, et de la joie ces dernières années.

Enfin, un merci ne saurait suffire à exprimer l’étendue de ma reconnaissance envers mes deux grands héros, ma mère et mon père, Radia et Ahmed, les êtres les plus courageux, déterminés, généreux et attentionnés qu’il soit. S’ils n’ont jamais pu apprendre à lire et écrire, ils ont tout donné pour que je le puisse et c’est ce que je fais tous les jours, pour eux, pour moi, pour nous. Vavaheno, Yemaheno, sans votre foi en moi et vos encouragements cette Thèse n’aurait jamais vu le jour. Mille mercis.



À Vava Abdeslam.



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